Le truc du jour (après quelques semaines de mollesse), c’est… Tadaaaa…
La journée de la femme !
Joie ! Je suis une femme (jusqu’à preuve du contraire). Cette journée est donc censée être un peu la mienne. Allez, raboule le bouquet de fleurs et la boite de chocolats. Sauf que La journée de la femme, ça me hérisse les rares poils qui subsistent à mes aisselles 2.0.
Un peu d’histoire pour commencer, ça te fera pas de mal. La journée de la femme fête sa centième édition aujourd’hui. La première ayant été organisée par une confédération socialiste à Copenhague (comme quoi, il peut aussi se passer des choses qui ont un minimum d’écho au Danemark), qui militait pour que les femmes aient le droit de vote. Comme Copenhague – Paris c’est vachement loin, et qu’en plus à l’époque il n’y avait pas d’aéroport low-cost, l’info a juste mis 30 ans à descendre dans nos vertes contrées. En 75, soit 6 ans après que les françaises aient brûlé leurs soutifs, la journée de la femme devint internationale. Ce n’est qu’en 1982 qu’elle est devenue officielle chez nous.
Évidemment, la journée de la femme a des finalités louables, quand on sait que chez nous (pour ne citer qu’un minime exemple) près d’un français sur deux (46%) estime qu’être enceinte constitue un inconvénient dans la vie professionnelle, et que 23% des femmes ont été interrogées sur leurs projets parentaux lors d’un entretien professionnel. Et que hier, j’ai encore dû faire la vaisselle. Et que ce matin, je me suis fait traiter de salope parce que je n’ai pas répondu à un pourtant très avenant « hé tsssk tsssk, la gazelle, comme tié charmante ! La vie de ma mère ! ». Et quand on va à l’étranger, et qu’on te parle excision, mariages forcés, attaques à l’acide, effectivement, la journée de la femme reste malheureusement indispensable (même si je me demande en listant toutes ses joyeusetés ce qui se passe le reste de l’année).
Sauf que. J’ai dit que la journée de la femme me hérissait les poils de mes dessous de bras. Mais je ne suis pas la seule, alors ça va. Chez nous, la journée de la femme, c’est plutôt, journée de Georgette la courgette, celle qui rit quand on la farcit (merci Eleusie). C’est le jour ou tu peux avoir des réducs sur chaussures-femmes, chez étam, yves rocher ; floraqueen, 1001dessous, sexyavenue, vibrez, plaisirsdefemmes, j’en passe et des meilleures. La journée de la femme, c’est le jour ou tu peux te la donner avec une belle culotte à froufrous, une crème anti-capitons, et un vibro qui te chante du Francis Lalanne, pendant que ton mec te lance des fleurs pour que tu lui fasses un strip-tease.
Mais sinon, ça va hein, il parait qu’on n’est pas que des objets.
[...] – Concours les Bouffons de la Confédération – Sur « Chicheux » – Sainte Courge – Sur « Le truc du [...]
Comme d’hab’, je trouve ta façon de traiter le sujet très drôle. Ceci dit, y’a rien à faire, journée de la femme ou pas, j’arrive pas à considérer les hommes comme mes ennemis jurés… c’est grave, docteur ?
[...] un peu la journée de la femme à l’heure ou je tapote sur mon clavier, et malgré le fait que j’aie déjà dit ailleurs ce que j’en pensais, j’ai encore un peu envie d’en [...]