Le truc du jour, c’est la veille de la St Valentin.
Quatre cas de figures s’offrent à toi.
Primo : tu t’appelles, Valentin. T’as de la chance, c’est mieux que Guénolé, et en plus, tes potes peuvent t’appeler Val ou Valou. A toi, je souhaite une bonne fête.
Deuxio : t’es trop in love et c’est réciproque. Ta vie, c’est un champ de coquelicots, ou les lapins galochent les grenouilles et ou les coccinelles ont des pois roses en forme de cœur sur le dos. Quand tu pètes, ça sent la guimauve, et ta moitié, elle chie des fraises tagada. En fait, tout le monde vous déteste. Se rouler des patins 23 heures sur 24, ça aide pas à sociabliliser. Mais tu t’en fous, demain, c’est la St Valentin. T’as déjà tout prévu depuis au moins le 26 décembre. Au menu : petit dèj au lit pour ta moitié, soliflore included. Sieste crapuleuse, re sieste crapuleuse, re re sieste crapuleuse (bordel, mais tenez vous un peu !). Ensuite, tu offriras à chéri(e) une boite de chocolats dorés à l’or fin et un bouquet comprenant autant de roses que d’heures d’intense bonheur en sa compagnie. Pour fêter ça, vous ferez une sieste crapuleuse. Puis direction le restau. Évidemment, ce sera sur un bateau mouche privatisé, et évidemment, vous picolerez au champagne et vous mangerez de la raie aux agrumes et une quenelle au chocolat. C’est à ce moment là que t’en profiteras pour offrir ton cadeau à l’élue de ton cœur ou à ton cher et tendre. Évidement, vous fêterez ça en faisant une sieste crapuleuse. Oui oui, là, sur la table. Qu’est ce que ça peut faire, il est privatisé le bateau mouche. Ça aura été le plus beau jour de l’année. Les gens sur les berges et sur les ponts vous auront jeté des caillous, des mégots de cigarettes encore allumés, et des tessons de bouteille de bière, mais vous vous aimez, et la saint valentin, c’est la fête de l’amour.
Tercio, t’es in love, mais tu sais ce que c’est que la vie de couple : la semaine dernière, bibi a eu la gastro, et c’est toi qui lui tenais les cheveux et lui faisais passer les rouleaux de PQ. Un vieux routard de la vie à deux. Ou alors, t’es un célib’ endurci, qui mange à même la casserole, et dont l’activité favorite est de se gratter les couilles en regardant un diner presque parfait sur M6. Dans les deux cas, la saint Valentin pour toi, c’est qu’un ramassis de conneries, un truc de capitaliste à la con, pour te faire claquer encore toute les thunes que tu mets de côté pour t’acheter un iPad. Le 14, comme d’hab, ce sera Téléfoot, gigot-flageolets, puis flatulences sur le canap en regardant Italie / Angleterre. Comme c’est quand même la Saint Valentin, quand tu beugleras « hé gros tas, raboule une kro ! », pour une fois, on ne te répondra pas « t’as qu’à te lever, sac à merde, tu sais ou il est le frigo ». Deux trois fois, tu enverras un grand coup de coude dans les cotes de « gros tas » en lui disant que votre saint valentin quand même, elle est vachement romantique, tiens si t’allais me chercher un paquet de chips ?
Et last but not least, t’es en chasse. Chaud comme une baraque à frite. La St Valentin, c’est un peut ta dernière chance. Pour sauver le peu d’ego qui te reste (il est presque entièrement parti en fumée quand t’as copulé dans les chiottes du restau avec un crush meetic qui avait pas l’air si mal que ça sur écran, mais qui en vrai a des pores de la taille d’une pièce de 1cts et une haleine de fennec), t’as écumé la liste de tes ex et même celle de tes potes. Ça fait deux semaines que tu sors tous les soirs et que tu finis les seins à l’air sur le comptoir en essayant de rameuter le chaland, mais sans grand succès. Au mieux, t’as réussi à ramener une MST. Pour toi, la St Valentin, c’est la loose absolue. Tu vas passer la journée sous la couette, à regarder l’intégrale des films avec Hugh Grant, à boire la Vodka à même la bouteille, à gober des prozac comme si c’étaient de MnM’s, à gober des MnM’s par quintaux, et à pleurer des rivières en écoutant Céline Dion. T’appelleras ta mère pour lui demander pourquoi personne ne t’aime.
Quoi qu’il en soit, quelque soit ta situation amoureuse, il y a un truc qui ne changera jamais. L’amour, ça peut frapper n’importe ou, et ça peut faire mal.
Je crois que je suis dans le tercio, ça fait peur… Bon, sans le « sac à merde » et le « gros tas », ni Téléfoot et les flageolets, mais quand même. La vie de couple, parfois, c’est un tue l’amour. Enfin pas l’amour mais plutôt les preuves d’amour.
On verra lundi, le bilan de mon week-end St Val… :)
Ah, et j’adore le court-métrage Love Hurts, c’est trop bien fait. ^^