Pour être hype ces jours ci :
I love you Philip Morris

Le truc du jour, c’est Ewan McGregor qui paluche Jim Carrey.

Parler d’un film qu’on a pas encore vu, voilà un exercice périlleux. Ceci dit, on peut parler des choses qu’on a vues, lues et entendues.

Les seules choses que j’ai vues de I love you Philip Morris, c’est d’abord l’affiche. Elle est jaune. C’est périlleux, puisque le jaune, ça donne mauvaise mine. Puis c’est risqué, d’associer la couleur jaune et tout ce qu’elle implique et le I love you du titre. D’entrée de jeu, on se dit que l’amour, c’est pas gagné. Pourtant, le O du You, c’est un cœur, et c’est tout mignon et à la limite du gore tellement c’est kitch. Mais c’est rien comparé à Jim et Ewan. Eux, ils en tiennent une bonne couche. Ewan est déguisé en Ken Santa Monica, blond californien, sourire ultrabrite, tongs et bermuda.  Jim, lui est déguisé en… pédale : les fringues moulax, le liseré versace sur les manches du tee shirt, le futal blanc poutre apparente, la boucle de ceinturon qui brille, les deux broute-minous, et encore le sourire ultrabrite. La démarche assurée, le regard franc, c’est un peu comme s’il nous disait « hé t’as vu, je suis gay ! Moi, Jim Carrey, je suis gay ! Et non seulement j’assume, mais en plus ça me régale de voir ta tête avec la bouche ouverte comme ça ». Ce que me révèle cette affiche (en plus que le détourage et le montage photo, c’est un peu un sport de combat), c’est que ce sera probablement un film fier de son homosexualité, pop et rigolo, avec un petit côté provoc (Obiwan Kenobi et Ace Ventura homos, c’est provoc), mais avec des tendances kitch qui peuvent donner la nausée.

Ensuite, j’ai lu le synopsis. « L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme. »  Une petite frappe, un sale type mais amoureux. On imagine les stratagèmes foireux, les coups bas, les mauvais plans. On va se marrer tiens.

Après, j’ai vu le film annonce. L’accident remise en question, la révélation, les arnaques, l’amour, les coups foireux, les mimiques de jim carrey, le sex appeal de Ewan. Rythmé, punchy, coloré, drôle.

Ensuite, j’ai vu que le film avait été sélectionné à la quinzaine des réalisateurs et concourrait pour la caméra d’or (meilleur premier film) à Cannes, et que depuis le premier février, la cinémathèque propose une rétro Jim Carrey. Ça c’est la partie qui donne la caution culture au film.

Enfin, j’ai vu la promo du film. Quiconque fait le singe autour de Claire Chazal mérite mon admiration. Et j’ai appris que Dark Vador était un trou du cul.

Tout ça mis ensemble, ça me donne très envie d’aller voir I love you Philip Morris. De quoi oublier cinq minutes qu’on est en février, qu’on se pèle les miches, et qu’on va se les peler pendant encore au moins deux bons mois. Mais avec quelques réserves tout de même : Jim Carrey à trop fortes doses, il peut faire mal à la tête. Toutes ses gesticulations, ses grimaces, à la longue, ça peut lasser. Et Ewan Mc Gregor en fiancé éploré, j’ai des doutes. Est ce qu’il ne sera pas un peu fade à côté de Jimmy ?  Puis le traitement de l’homosexualité, ça flirte avec le cliché du genre, les homos, je les aime bien, ils ont du goût, et ils ont un sacré sens de l’humour.

Enfin on verra ça quand le film sera sorti, pas vrai ?



  1. Fred Bird on Mercredi 3, 2010

    Moi j’ai toujours su qu’Obi Wan était gay.